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Packaging responsable, un enjeu qui concerne les startups et les Grands Groupes

#Open Innovation #Incubation #Startup

Les startups de Smart Food Paris et Economie Circulaire se sont rassemblées avec les partenaires respectifs des deux plateformes pour un atelier d'Open Innovation autour du packaging responsable.

Dans le cadre du lancement du programme Open Innovation de Smart Food Paris, les partenaires fondateurs des deux plateformes Economie Circulaire et Smart Food Paris étaient au rendez-vous pour échanger avec une sélection de startups accompagnées par Smart Food Paris. Le thème de ce premier atelier ? Le packaging responsable. Un évènement de réflexion commune sur une thématique d’innovation stratégique pour un grand nombre d’acteurs économiques, de grande comme de petites tailles !

Vous trouverez dans cet article un résumé des grands enseignements de cette session.

 

Revenons aux basiques, qu’est-ce qu’un emballage ? par Vincent Colard, ingénieur écoconception chez Citeo

L’emballage permet de transporter, conserver, protéger un produit. Il est également un support d’informations sur le produit. Cette vaste définition entraine un bon nombre de débats au niveau européen. Un emballage qui ne remplit pas ces quatre fonctions peut-il être considéré comme un emballage en tant que tel ?

Aujourd’hui, l’emballage contribue environ à 10% de l’impact environnemental d’un produit. Tout l’enjeu se résume donc à diminuer ce pourcentage. 3 axes d’innovation sont identifiés par Citeo : améliorer le design et la praticité de l’emballage, améliorer les fonctionnalités de l’emballage et l’écoconception. C’est sur ce dernier volet que souhaitent s’appuyer Citeo et les startups avec qui il collabore pour développer des packagings innovants. Des cosmétiques en vrac, des substituts à la colle grâce à du papier humide, des emballages solubles dans l’eau, tous autant de projets qui vont révolutionner l’avenir du packaging.

Donner une seconde vie aux emballages par Gwendal Michel, Responsable Innovation & Valorisation (Nord-Normandie) chez Veolia

En 2017, la Chine interdit l'importation de plusieurs types de déchets et remet en partie en cause le processus de recyclage et de valorisation des déchets français. Si certains acteurs ressentent cette nouvelle comme un coup de massue, Gwendal Michel y voit une vraie opportunité. La France doit désormais proposer des procédés de recyclage pour ces matières que la Chine ne peut plus prendre en charge.

Au milieu de ce nouveau terrain de jeu, Veolia et Tetra Pak ont imaginé un procédé pour recycler le PE aluminium. En le traitant et en le transformant en granule de PE aluminium, ils proposent une nouvelle matière qui peut être utilisée pour faire des sièges urbains et du mobilier lourd (type palette).

Le CO2 comme indicateur clé par Gilles Tisserand, directeur Marketing France et Benelux chez Tetra Pak

Actuellement, il est impératif de diminuer au maximum l’impact C02 de l’emballage durant son cycle de vie. Par exemple, la fin de vie d’un emballage représente 7% de son impact C02. Pour baisser drastiquement l’impact CO2 de l’emballage en fin de vie, il faut basculer vers un emballage 100% végétal. Plus l’emballage sera issu de matière végétale, et non aluminium, plus il aura un impact C02 faible.

Les entrepreneurs, et notamment dans la Food, ont bien conscience de ces enjeux. Ils nous font part des solutions et réflexions qu’ils ont eues pour déjouer les obstacles rencontrés en termes de packaging.

Lumière sur les problématiques des startups – Pitchs des startups accompagnées par Smart Food Paris.  

Suite aux interventions croisées des grands entreprises partenaires présentes, les fondateurs respectifs d’Algama, Jubiles et Au Royaume des Dattes ont pitché pendant trois minutes. L’occasion pour eux de résumer la situation de chacun sur le sujet et les débats identifiés par les startups.

Un de ces débats correspond notamment à la responsabilité des entrepreneurs face aux packagings responsables. Dans un souci de cohérence, les startups qui proposent des innovations produits doivent également proposer des packagings innovants et responsables.

Antoine Martin, Co-fondateur de Jubiles, en a bien conscience. C’est avec fierté qu’il présente sa bouteille 100% biodégradable développée en interne pour contenir ses boissons pétillantes à base de Kombucha. Cette innovation a néanmoins un coût. En effet, les industriels n’étant pas encore équipés pour recycler ce matériau, la startup doit payer des taxes supplémentaires pour que ses bouteilles soient recyclées. 

Si le co-fondateur de Jubiles a considéré dès le début la question du packaging pour en créer une valeur ajoutée de son produit, certaines startups se retrouvent confrontées à ces problématiques bien plus tard. C’est la cas d’Algama par exemple. En effet, les consommateurs de leur mayonnaise vegan sont de plus en plus demandeurs de solutions pour consigner les bocaux des mayonnaises vendues en supermarché. A quand la mayonnaise en vrac ?

Moment d’échanges privilégiés avec les partenaires

Enfin, l’atelier se conclut sur un moment d’échanges en groupe restreint entre les startups et les partenaires fondateurs.

Le principe : trois tables thématiques sur lesquelles ont été réparties les participants présents et une quinzaine de minutes pour chaque entrepreneur afin de trouver les bonnes solutions à leur problématique du moment. Un excellent moyen pour à la fois accélérer les prises de contacts mais également d’avoir un premier regard sur les pain points que peuvent avoir des startups à maturités différentes sur le sujet ! 

 

En somme, l’innovation en termes de packaging est bien existante. Grands acteurs, startups et consommateurs, tous sont concernés par la création et la mise en place de solutions responsables.

Dans le domaine de l’alimentation, les entrepreneurs sont plus que jamais concernés par l’impact environnemental de leur produit. De la production, à la distribution, ils doivent trouver les solutions et processus les plus responsables possibles.

 

 

 

 

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Que mettre dans le pacte d'associés ? Les 5 clauses phares

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L’un des contrats les plus importants dans la vie de votre entreprise est le Pacte d’Associés. Vous en avez mis un premier en place (ou pas) lors de la création de l’entreprise entre fondateurs, puis d’autres pactes seront nécessaires lorsque des investisseurs entreront dans votre capital.

Étonnement, ce document n’est pas obligatoire (contrairement aux statuts), bien que les désaccords entre associés soient l’une des premières causes d’échec pour une startup !  De fait, il vous est fortement recommandé d’en mettre un en place. Mais quelles clauses devriez-vous intégrer à votre pacte d’associés?

Serge Rosenzweig, avocat spécialiste des startups aux barreaux de Paris et de New York, intervient régulièrement auprès des startups de Paris&Co pour répondre à leurs questions sur les erreurs juridiques à éviter. Voici les 5 clauses, souvent méconnues mais pourtant utiles, qui pourront vous sortir de situations complexes.