En bref

  • Date de création :

    26 juillet 2018
  • Date d'incubation :

    Septembre 2018
  • Fondateurs :

    Cyril Véran, Thomas Janssoone, Thomas Dalbarade

Smart Farming System, un système clé-en-main à destination des fermes verticales

En quelques mots Smart Farming System qu’est-ce que c’est ?

Nous développons un système de production agricole clé en main à destination des créateurs de fermes urbaines. Nos systèmes autonomes leur permettent d’être installés facilement sans travaux préalables, mais notre grande innovation vient de notre co-fondateur et CTO, Thomas Janssone qui est Docteur en Intelligence Artificielle (IA). Il a mis au point un algorithme qui nous permet d’analyser la croissance des plantes et d’influer sur les paramètres de notre système en temps réel afin d’optimiser la croissance des végétaux et d’accompagner l’exploitant agricole dans son activité au travers d’une simple application.

Cette solution peut donc s’adapter à différents cadres urbains ?

Exactement. Notre système aéroponique (une technique mise au point par la NASA qui optimise l’apport en eau, en oxygène et en nutriments) économise jusqu’à 97% d’eau et peut reproduire n’importe quel climat. Si vous avez le souvenir d’une tomate sucrée dégustée en Italie l’été dernier, nous pouvons reproduire toute les conditions extérieures pour avoir un fruit aux qualités gustatives identiques et cueilli le jour même.

Notre système autonome peut donc être installé dans des climats arides ou sous des températures extrêmes pour produire sur place des fruits et légumes cueillis à maturité. Ce sont des modules qui peuvent s’installer dans des contextes très différents et en particulier dans les villes européennes denses. Selon l’ONU nous serons 3 milliards de personnes en plus en 2050, dont  80%  vivront en ville. Il faudrait cultiver la surface du Canada en plus de ce qui existe déjà pour nourrir cette nouvelle population. L’agriculture urbaine fait partie de la solution mais les espaces disponibles dans les mégalopoles pour la mettre en œuvre ne sont pas suffisants. C’est pourquoi l’ONU encourage l’agriculture verticale qui produit sur plusieurs étages au cœur des villes.

Comment est né ce projet ?

Avec Thomas Dalbarade, qui est architecte, nous avons voulu développer une ferme urbaine dans un parking désaffecté à Paris. Le marché existait, mais les technologies étaient éparses et il y avait surtout un grand manque d’experts sur les techniques les plus adaptées à une agriculture urbaine. Chacun conçoit et produit son propre système, ce qui a une influence évidente sur les coûts d’installation. En plus d’avoir fondé plusieurs sites e-commerces, je suis designer de formation et je connais bien l’industrialisation. Les principaux analystes constatent que le marché est en train de se scinder. Nous avons donc mis au point un système modulable et autonome à destination des créateurs de fermes verticales.

Et quelles sont les prochaines étapes pour Smart Farming System ?

Nous sommes actuellement en discussion pour réaliser un partenariat et installer notre première ferme verticale parisienne pour en faire un showroom, dans un lieu atypique et facile d’accès afin de démontrer la facilité d’installation et d’exploitation de nos systèmes.

Nous avons conçu également notre MVP (Minimal Vital Product) qui est à l’essai chez notre premier client-test, installé à la Caverne, un lieu de culture verticale important dans le dix-huitième arrondissement de Paris. Nous recherchons des fonds pour une plus grande mise à l’échelle et l’industrialisation de notre système.

Comment Smart Food Paris vous accompagne-t-il dans ce parcours ?

Nous travaillons sur les plantes, ce n’est pas un secteur comme un autre, nous avons besoin d’être accompagnés par des personnes qui comprennent nos enjeux et qui partagent nos valeurs. Nous avons la chance d’avoir un projet qui est porteur de sens et ce qui nous impressionne le plus c’est l’enthousiasme et l’implication des intervenants de l’écosystème. Tant chez les institutionnels que chez nos partenaires privés, on sent une réelle envie de faire bouger les choses et de se donner les moyens de le faire.

Dès notre premier jour à l’incubateur, lors de l’accueil de la promo 2018, nous avons rencontré des personnes passionnantes avec qui nous avons partagé nos problématiques et réfléchi à des solutions. Nous avons aussi l’opportunité de rencontrer partenaires grands comptes de Smart Food Paris, des institutionnels et des investisseurs avertis qui connaissent notre écosystème. C’est important car ce networking est très chronophage en phase d’amorçage et il faut savoir rester concentré sur son produit.

Votre portrait food ce serait quoi ?

Si nous étions un plat nous serions un fruit bien mur, juste cueilli dans lequel on croque à pleine dents.

Si nous étions un ustensile, les sens, ce sont pour nous les plus importants des ustensiles. Et l’intelligence humaine, elle reste encore bien plus créatrice que la machine!

Si nous étions un aromate, pour le moment nous nous reconnaissons bien dans les jeunes pousses…

Quel restaurant préféré à Paris ?

La table d’hôte d’un des plus grands maraîchers du monde, Asafumi Yamashita, à 30km de Paris (La ferme Yamashita, 2 chemin des 3 poiriers, 78 130 Chapet). Perdu dans les champs, autour d’une table commune, sa femme y prépare une cuisine simple avec les légumes de son mari qui fournit les plus grands trois étoiles de Paris, mais les prix sont plus doux chez lui !