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REVERSE PITCH, quand Coca-Cola France pitche devant les startups de l’innovation alimentaire et de l'économie circulaire

#Startup #Évènement

Smart Food Paris et Honest, marque de thé glacé de Coca-Cola France, ont organisé un reverse pitch le 14 octobre dernier.

Honest, partenaire fondateur de Smart Food Paris, a à cœur de contribuer au développement des startups accompagnées par la plateforme en coorganisant des événements comme le reverse pitch. Le but ? Favoriser les échanges entre les startups présentes et les équipes de Coca-Cola et identifier des opportunités business potentielles.

Le but d’un tel événement ? Favoriser les échanges entre les startups présentes et les équipes du groupe Coca-Cola et identifier des opportunités business potentielles.

Le temps d’un après-midi, les rôles ont été inversés. Ce n’était plus aux startups de présenter leur offre mais aux équipes de Coca-Cola France et The Coca-Cola Company d’expliquer leurs enjeux en termes d’innovation. Pour l’occasion, les personnes suivantes ont été mobilisées : Jean-Christophe Lombard, Directeur du Centre R&D de Coca-Cola Europe, Amel Omari et de Taïeb Mestiri, respectivement nutrition communication manager et spécialiste des affaires réglementaires de Coca-Cola France, ainsi que de Clément Zeller, responsable des Assoiffés, l’incubateur lancé par Coca-Cola en 2018.  

En l’espace d’une trentaine de minutes, ces derniers ont exposé les problématiques du géant mondial de la boisson non-alcoolisée en termes de stratégie de diversification, packaging, et développement R&D.

Un portefeuille de boissons important

Amel Omari a été la première à se prêter à l’exercice en présentant la diversité des boissons développées par Coca-Cola France et leurs vertus. Les boissons fonctionnelles font une entrée en force dans les nouvelles gammes de produits développés, avec une priorité donnée à la prévention plutôt qu’à la guérison des maux. Cela a notamment guidé les choix stratégiques lors des lancements de nouveaux produits depuis quelques années.

La personnalisation des recettes, un enjeu pour le groupe Coca-Cola

L’une des principales activités du groupe Coca-Cola est le développement de recettes. En effet, une même boisson n’aura pas des caractéristiques identiques d’un pays à un autre. « Un même produit sur différents marchés ne va pas rencontrer le même succès d’un pays à un autre. Cela peut s’expliquer par les différences de goût ou encore les normes nationales » explique Jean-Christophe Lombard. Par exemple la couleur du Fanta varie d’un pays à un autre. Comment faire pour personnaliser individuellement une boisson lorsqu’on est un acteur qui distribue à l’échelle mondiale ? Tel est l’enjeu de Coca-Cola sur ce segment. Y aura-t-il des startups capables de « cracker » cette problématique ? Le défi n’est pas une mince affaire mais aurait le mérite de servir cette industrie !

Quelle alternative aux bouteilles en plastique ?

Si le contenu est au cœur de la stratégie de diversification et d’innovation de Coca-Cola, le contenant n’est pas laissé pour compte pour autant. Les problématiques écologiques liées à l’utilisation du plastique n’ont pas échappé à Coca-Cola. Jean-Christophe Lombard explique que le groupe a commencé à supprimer les emballages superflus.

Le plastique présente de nombreux avantages en termes logistiques (légèreté, filière de recyclage du PET très développée), et les nouveautés en matière de bouteilles plastiques sont principalement de deux ordres : allègement des bouteilles en modifiant le design, et intégration de PET recyclé dans les chaînes de production. Le hic ? Le PET recyclé est une denrée rare. Les performances de recyclage des particuliers en France sont inégales selon les régions : les Bretons caracolent avec 9 bouteilles sur 10 recyclées, tandis que la région parisienne bonne dernière peine à atteindre le ratio d'une bouteille PET recyclée sur 2. Face à un gisement de PET recyclé encore insuffisant pour créer de véritables boucles d'économie circulaire, la matière vierge issue du pétrole reste de très loin le principal composant des bouteilles PET en France aujourd'hui.

Et la consigne dans tout ça ?

Les startups présentes n’ont pas hésité pas à intervenir pour mentionner l’option des bouteilles en verre consignées. Coca-Cola reconnaît l'intérêt de la consigne dans certains cas, tout en soulignant deux écueils à éviter : l'aspect logistique d’une part, avec les contraintes de transport et de stockage des contenants ; l'aspect sanitaire d’autre part, soulevé par la consigne des bouteilles en verre à des fins de réemploi (par opposition à la consigne à des fins de recyclage).  En effet il faut être en capacité de nettoyer des bouteilles qui auront été exposées à des multiples contaminants inconnus (le particulier qui se sert d'une bouteille comme cendrier, ou pour diluer de l'eau de Javel ou des solvants de bricolage, par exemple). Pour qu’une boisson conserve ses qualités, il faut évidemment que la bouteille soit exempte de contaminant. Avec la consigne pour réemploi, le risque de contamination augmente et la qualité des produits est mise en risque.

Le reverse pitch s’est achevé sur un temps d’échanges individuels plus informels entre les startups et les salariés de Coca-Cola France et Europe. Un moment propice pour tisser du lien et échanger sur les solutions aux problématiques exposées lors du reverse pitch

 

Merci à la plateforme Economie Circulaire pour sa contribution à la rédaction de cet article

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