Eats Eazy

En bref

  • Date de création :

    16 février 2018
  • Date d'incubation :

    Septembre 2020
  • Fondateurs :

    Sarah Lasfar
  • Site internet :

    https://www.eatseazy.com

Eats Eazy, la solution qui offre une expérience inoubliable au restaurant

Quel est le concept de Eats Eazy en quelques mots et d’où vient l’idée de ce projet ?

Chez Eats Eazy nous avons pour objectif de réinventer l’expérience client au restaurant. Aujourd’hui, grâce à la digitalisation, de nombreux outils permettent d’améliorer cette expérience pour la livraison et la vente à emporter mais, jusqu’à présent, il n’existait pas de solution pour perfectionner le parcours client en restauration assise. L’idée de ce projet est ainsi venue d’une frustration lorsque nous allions au restaurant entre collègues ou amis et que l’on se retrouvait souvent à devoir attendre au moment de la commande et du paiement.

Quelle est l’avancée du projet aujourd’hui ?

Au lancement d’Eats Eazy, nous nous étions essentiellement concentrés sur les repas d’affaires et les déjeuners d’équipe, et nous avions donc plutôt une clientèle BtoB. Avec la crise sanitaire, il y a eu une hausse du télétravail et nos interlocuteurs n’étaient plus vraiment alignés avec notre modèle. Pourtant, les utilisateurs finaux de notre solution étaient et sont toujours les mêmes, les collaborateurs d’entreprises. C’est pourquoi nous avons dû trouver un moyen de les atteindre directement plutôt que de passer par un intermédiaire comme les ressources humaines, le service achats ou le comité d’entreprise. Nous avons ainsi travaillé sur une refonte totale de notre site internet et nous avons lancé début septembre une version optimisée, avec de nouvelles fonctionnalités, pour s’adapter au contexte et viser directement notre cible.

Quelles sont ces nouvelles fonctionnalités ?

Tout d’abord, nous intégrons le parcours client de A à Z. Lorsqu’un utilisateur se rend sur notre site, il va pouvoir, selon des critères de recherche qu’il aura préalablement définis, réserver une table et choisir son repas, à la carte ou via des formules négociées avec les restaurateurs. Et les indécis auront bien sûr toujours la possibilité de choisir sur place ! Ensuite, le système de paiement fonctionne un peu comme celui du modèle VTC, c’est-à-dire qu’à la fin du repas, l’utilisateur est automatiquement débité du montant de son repas et reçoit une facture électronique. Lors de la réservation, deux options sont proposées à l’utilisateur : il peut choisir de régler l’ensemble de l’addition ou partager le paiement avec ses collègues. Finalement, pour le consommateur, notre solution est un peu comme le service coupe file proposé par les compagnies aériennes pour éviter de faire la queue. Nous leur promettons une expérience fluide et agréable dans nos restaurants partenaires. Et c’est un cercle vertueux car cela aide parallèlement les restaurateurs à optimiser la rotation de leur table, à mieux s’organiser en cuisine et en salle grâce aux commandes reçues en amont, et à éviter les attroupements au comptoir au moment du règlement. D’ailleurs, pour les restaurateurs, nous avons également mis en place une fonctionnalité leur permettant de contrer les no-shows, c’est-à-dire les personnes qui ne se présentent pas et n’annulent pas leur réservation. En prenant l’empreinte bancaire des utilisateurs lors de la pré-commande, nous avons la possibilité de reverser 30% de l’addition au restaurateur si l’utilisateur ne respecte pas sa réservation. Le but n’est pas de facturer les clients mais plutôt de les inciter à annuler si jamais ils ne peuvent plus venir. C’est important pour les restaurateurs car les no-shows représentent un coût égal à environ 25% du chiffre d’affaires.

Outre le fait d’avoir dû adapter votre modèle pour viser directement votre clientèle, quels ont été les autres impacts de la crise sanitaire ?

Nous avons dans un premier temps été impactés de plein fouet par la crise avec la fermeture des restaurants, mais cela a été rapidement mieux lorsqu’ils ont pu mettre en place des services de livraison à domicile ou de click & collect. Il y a une véritable dynamique qui s’est créée grâce aux outils digitaux et nous ne reviendrons pas en arrière, c’est certain. La crise a boosté notre proposition de valeur et facilité la mise en place de notre solution chez les restaurateurs. Les retours sont très positifs ; il y en a même certains qui vont naturellement être de véritables ambassadeurs d’Eats Eazy car ils aimeraient que tous leurs clients passent par notre solution pour optimiser toujours plus la qualité de leur service. Cette période nous a également permis d’identifier de nouvelles opportunités, notamment la mise en place de notre solution en marque blanche, sous forme de marketplace, pour gérer les flux dans les cantines d’entreprise et de campus universitaires par exemple.

Quelles principales difficultés as-tu rencontrées dans la mise en œuvre de ton projet et comment les as-tu relevées ?

Côté ressources humaines, la plus grande difficulté a été de trouver les bons développeurs et plus généralement la bonne équipe technique. J’ai aussi recruté des personnes conseillées par mon réseau, et je suis contente car cette méthode de la recommandation a fonctionné sur la plupart des postes. Et, côté business, je pense que le plus difficile a été d’évangéliser les restaurateurs et leurs clients à un nouveau mode de consommation qui n’existait pas jusqu’alors en France. Ce sont surtout les restaurateurs qui ont été les plus durs à convaincre car ils étaient plutôt septiques vis-à-vis de notre processus de paiement entièrement automatisé. Il y a eu toute une confiance à (re)créer de ce point de vue-là. C’est vrai que cela peut attiser la curiosité lorsque l’on dit qu’au moment du paiement les clients peuvent simplement se lever et quitter le restaurant sans avoir à sortir leur portefeuille. Mais, ce qui nous a beaucoup aidé, c’est d’avoir un produit fonctionnel dès le départ, et nous avons ainsi pu démontrer très vite l’intérêt de son utilisation.

As-tu un ou deux conseils à partager aux entrepreneurs qui se lancent ?

Au début j’ai beaucoup hésité avant de me lancer car je me disais qu’il fallait avant tout que je trouve l’associé parfait ou le meilleur CTO, mais je pense que si je les avais attendus je n’aurais toujours pas lancé ma boîte aujourd’hui ! Donc un de mes conseils est d’adopter un esprit de couteau suisse car, si on n’a pas la ressource adéquate à un instant T, on peut commencer à se documenter sur le sujet, à apprendre et essayer d’avancer seul, en attendant d’agrandir l’équipe.

Pour quelles raisons as-tu souhaité rejoindre Smart Food Paris ?

Notre incubation à Station F, dans le programme dédié aux startups early stage, nous a apporté l’accompagnement et la communauté pour fortifier les fondations d’Eats Eazy. En phase d’amorçage, nous avions besoin d’un accompagnement sectoriel et Smart Food Paris était pour nous l’incubateur idéal pour un accompagnement FoodTech. Nous avions besoin d’être entourés par des interlocuteurs qui comprennent le marché dans lequel nous évoluons et peuvent nous conseiller sur des problématiques sectorielles.

Quel est ton regard sur la restauration actuelle et future ?

En France, nous avons du retard dans la digitalisation de la restauration et je pense qu’aujourd’hui le plus gros enjeu est d’accompagner les restaurateurs pour qu’ils puissent monter en compétences sur l’intégration de solutions digitales. Sans cela, ils ne pourront plus répondre ou deviendront invisibles à la nouvelle clientèle qui, elle, est de plus en plus connectée. Et d’autant plus dans le contexte actuel, où de nombreuses fonctionnalités, comme le paiement sans contact ou les menus digitalisés, réduisent les risques et rassurent les consommateurs. Les restaurateurs doivent donc redoubler d’efforts pour les mettre en place car elles sont loin d’être vouées à disparaître.

 

Bandeau Portrait Food

Si Eats Eazy était un plat, un ustensile ou une épice, quels seraient-ils ?

Si nous étions un plat, nous serions des tapas, car c’est avant tout un plat synonyme de partage, une valeur très forte chez Eats Eazy. Nous avons à cœur de créer du lien social en amenant les gens à se retrouver au restaurant, que ce soit pour des rendez-vous professionnels, personnels, amoureux ou amicaux. Pour nous, le restaurant reste vraiment le lieu de prédilection des interactions sociales.

Si nous étions un ustensile, nous serions une boussole et, pour l’épice, je dirais un piment.

Quel est ton pêché mignon ?

Le chocolat, sous toutes ses formes, c’est toujours le pêché mignon gagnant !

Aurais-tu un restaurant à nous conseiller à Paris ?

J’aimerais vous conseiller une adresse parmi nos restaurants partenaires mais pour ne pas faire de favoritisme, je vais plutôt choisir un autre lieu : Salina, près des Grands Boulevards (24 Rue du Faubourg Montmartre, 9e). C’est un petit bar qui met à l’honneur une cuisine fusion et créative autour du poisson. Une chouette adresse pour de bons cocktails et petits plats à partager à l’heure de l’apéro.

Retrouvez toutes ces adresses sur la carte Mapstr de Smart Food Paris !