En bref

Cueillette urbaine, une agriculture productive au service de la dépollution de la ville

En quelques mots Cueillette Urbaine qu’est-ce que c’est ?

Nous sommes une entreprise spécialisée dans l’agriculture urbaine. Notre objectif est de proposer une agriculture nourricière et locale, qui puisse contribuer à dépolluer la ville et à renforcer le lien social. Nous exploitons des fermes urbaines productives et écologiques et nous vendons les fruits et légumes qui en sont issus en circuits courts. A cela s’ajoute une offre de services pour les entreprises, qui s’articule autour de la création de potagers sur les lieux de travail et/ou l’animation d’ateliers de jardinage ou de cuisine de saison. 

Comment est né ce projet et comment l’avez-vous mis en œuvre ?

Nous avions avant tout la volonté de répondre à une problématique : nous serons 10 milliards sur terre en 2050 et 80% de citadins. A ce jour, les villes ont une faible autosuffisance alimentaire et sont largement déconnectées de leurs espaces d’approvisionnement. C’est pour cela que nous avons développé des techniques culturales productives, adaptées aux espaces urbains et qui permettent de recréer un lien avec la nature.

Ça a été rendu possible par la complémentarité entre le parcours de Paul et le mien. Je suis biologiste et agronome de formation et Paul a plutôt un profil business. C’est une bonne synergie, qui nous a permis de construire un plan R&D sérieux et un business model cohérent.

Et quels ont été les défis auxquels vous avez été confrontés dans les débuts de Cueillette Urbaine ?

L’un des principaux enjeux a été technique, puisqu’il a fallu développer des solutions adaptées aux spécificités des sites d’agriculture en ville. Nous travaillons sur l’aquaponie et la culture sous serre, qui permettent d’étaler les temps de production à l’ensemble de l’année, et sur l’aéroponie sous forme de tours verticales, qui avec un poids inférieur à 80kg produisent jusqu’à 70kg de légumes sur 1m2 et résolvent ainsi les problèmes de portance que l’on rencontre sur les toitures.

Nous avons également beaucoup travaillé sur notre modèle d’investissement. C’est ce qui nous a poussés à proposer des offres de services, qui génèrent des revenus suffisamment importants pour venir compléter le financement de certaines fermes urbaines.

Quelles sont les prochaines étapes pour Cueillette urbaine ?

Nous sommes triple lauréats de la seconde saison d’appel à projet des Parisculteurs et nous allons déployer 3 grosses fermes urbaines d’ici le printemps prochain :

- La première sur le toit de l’école de cuisine du chef Thierry Marx (20ème arr.).

- La seconde verra le jour sur le toit de l'hôpital Sainte Périne (16è arr) et sera la première Tower Farm (aéroponie verticale) en France.

- Enfin la troisième sera la première ferme en aquaponie sur toiture en France (12ème arr.).

Nous sommes également partenaires de la société Vépluche, avec qui nous sommes lauréats des Quartiers d’Innovation Urbaine Paris Rive Gauche (13ème arr.) portés par l’Urban Lab de Paris&Co. L’objectif est de créer une boucle dans laquelle les déchets organiques des restaurateurs sont valorisés par méthanisation et contribuent à la production de fruits et légumes, qui sont à leur tour distribués en circuits courts de proximité, le tout pris en charge par les vélos-cargos de Vépluche. C’est une très bonne opportunité pour nous en termes de R&D et de réflexion sur notre modèle économique, puisque nous pourrons écouler de gros volumes issus notamment de nos nouvelles fermes urbaines sans avoir à prendre en charge les coûts logistiques. 

Pourquoi avoir choisi Smart Food Paris pour vous accompagner ?

L’incubation nous a permis de nouer des liens avec des grands groupes mais aussi d’échanger avec d’autres startups dans le cadre d’ateliers très intéressants pour anticiper la croissance de notre activité. Nous sommes en phase de levée de fonds et nous connaissons un changement d’échelle important, qui va nous amener à multiplier par deux ou trois nos effectifs, et dans ce cadre nous avions besoin d’un accompagnement et d’une visibilité que Smart Food Paris peut nous apporter.

Votre portrait food ce serait quoi ?

Si j’étais un plat je serais une tartiflette

Si j’étais un ustensile de jardinage, je serais une grelinette. C’est un instrument utilisé en permaculture qui permet d’aérer le sol sans le retourner.

Si j’étais un aromate, je serais du Basilic Thaï

Quel restaurant préféré à Paris ?

Le Siseng, sur les quais de Jemmapes (82 Quai de Jemmapes, 75010 Paris). On y mange les meilleurs bò bún de Paris !